echange de lien

Accompagnement holistique by Marianne - Méthode et soin énergétique Holis Me® (Mougins, 06, à distance)

POURQUOI AVEZ-VOUS L'IMPRESSION DE NE PLUS VOUS RECONNAÎTRE ?

Il y a parfois une phrase qui arrive presque comme un constat : « Je ne sais plus qui je suis. »

Vous avez peut-être déjà ressenti cela. Vous avancez dans votre vie. Vous gérez. Vous assurez. Vous répondez présente. Vous faites ce qu'il faut, quand il faut.

Et pourtant, quelque chose en vous semble s'être éloigné. Vous ne savez plus vraiment ce qui vous fait vibrer, ce dont vous avez envie, ce que vous aimez, ce que vous n'aimez plus.

Vous avez peut-être même du mal à savoir quels sont encore vos rêves, vos aspirations, vos véritables désirs.

Comme si, quelque part en chemin, vous aviez perdu le contact avec une partie de vous-même.

Mais comment en arrive-t-on là ?

À force de penser devoir être à la hauteur

La femme d'aujourd'hui porte souvent énormément.

Elle travaille, prend soin, organise, anticipe, accompagne, pense à tout ce que les autres ont oublié de penser.

Et au milieu de tout cela, il peut y avoir une multitude d'injonctions, parfois très anciennes :

  • Il faut être à la hauteur.
  • Il faut être forte.
  • Il faut assurer.
  • Il faut faire plaisir.
  • Il ne faut pas décevoir.
  • Il faut tout gérer.
  • Il faut penser aux autres.

Certaines de ces phrases ressemblent à de simples habitudes de fonctionnement mais elles peuvent aussi être le reflet de croyances profondément installées en nous.

Des croyances que nous avons parfois intégrées très tôt et qui peuvent devenir tellement familières que nous ne les percevons plus comme des croyances.

Nous pensons simplement :

  • « C'est comme ça. »
  • « Je dois faire. »
  • « Je n'ai pas le choix. »

Comme je l'explore dans mon article [« Croyances et liberté intérieure »], une croyance peut progressivement devenir une évidence, et finalement influencer nos choix, nos comportements et même notre manière de nous percevoir.

Et lorsque nous fonctionnons longtemps à partir de ces « il faut » et de ces « je dois », une question essentielle peut finir par disparaître : « Et moi, qu'est-ce que je veux ? »

Quand l'adaptation devient une manière de vivre

S'adapter est une capacité profondément humaine.

Nous avons tous besoin de nous ajuster à notre environnement, aux personnes qui nous entourent et aux différentes périodes de notre vie.

L'adaptation peut même être une véritable ressource. La difficulté apparaît lorsque nous nous adaptons tellement que nous finissons par ne plus savoir ce qui vient de nous… et ce que nous faisons pour répondre à ce qui est attendu de nous.

Nous apprenons

  • À anticiper.
  • À éviter les conflits.
  • À faire plaisir.
  • À ne pas déranger.
  • À ne pas trop prendre de place.
  • À ne pas trop demander.
  • À ne pas trop ressentir.
  • À ne pas trop dire.

Et parfois, nous devenons tellement douées pour nous adapter que cela finit par nous sembler naturel.

Nous ne nous demandons plus : « Est-ce que cela me convient ? »

Nous nous demandons : « Est-ce que cela convient aux autres personnes ? »

Et petit à petit, la frontière entre adaptation et oubli de soi peut devenir très fine.

Quand on ne sait plus ce que l'on veut

C'est parfois à cet endroit qu'apparaît cette sensation étrange de ne plus se reconnaître.

Vous pouvez continuer à aimer certaines choses, à avoir des responsabilités, des projets, une vie bien remplie… Et pourtant, sentir qu'il manque quelque chose.

Vous pouvez avoir du mal à répondre à des questions pourtant simples :

  • Qu'est-ce qui me fait vraiment du bien ?
  • Qu'est-ce que j'aime aujourd'hui ?
  • Qu'est-ce que je n'ai plus envie de vivre ?
  • De quoi ai-je besoin ?
  • Qu'est-ce qui me fait vibrer ?
  • Si je n'avais rien à prouver à personne, qu'est-ce que je choisirais ?
  • Quels sont mes rêves ?

Parfois, les réponses ne viennent pas. Non pas parce que vous n'avez plus de désirs, mais peut-être parce que vous avez passé tellement de temps à écouter l'extérieur que vous avez perdu l'habitude d'écouter l'intérieur.

Lorsque nous avons appris à nous éloigner de nous-mêmes

Cela peut commencer très tôt. Nous découvrons progressivement ce qui est valorisé, ce qui est accepté, ce qui fait plaisir, ce qui dérange, ce qui crée du conflit.

Nous apprenons aussi ce qui semble nous permettre de garder notre place et notre lien avec les autres.

Alors nous ajustons notre comportement.

Nous devenons plus discrète, plus sage, plus raisonnable, plus forte, plus disponible, plus performante.

Ou, au contraire, nous apprenons à nous rendre indispensable pour être reconnue.

Ces adaptations ne sont pas nécessairement mauvaises. Elles ont souvent eu une fonction.

Elles ont pu nous permettre de nous sentir aimée, acceptée, en sécurité ou simplement de trouver notre place.

Mais ce qui a été utile à un moment de notre histoire peut ne plus être nécessaire aujourd'hui.

Et c'est parfois lorsque nous arrivons à un certain moment de notre vie que quelque chose commence à bouger.

  • Une fatigue.
  • Une lassitude.
  • Une sensation de vide.
  • Une envie de changement.
  • Une impression d'étouffer dans une vie qui, extérieurement, semble pourtant fonctionner.

Une question peut alors apparaître : « Est-ce que réellement cette vie me ressemble encore ? »

Et si vous n'étiez pas simplement fatiguée… mais éloignée de vous ?

Parfois, nous cherchons à résoudre notre malaise en ajoutant quelque chose.

  • Une nouvelle activité.
  • Un nouveau projet.
  • Une nouvelle organisation.
  • Une nouvelle façon de prendre soin de soi.

Et cela peut être précieux, mais il existe une autre question, plus profonde : « Qu'est-ce qui, en moi, s'est éloigné de moi ? »

Car il est possible d'avoir besoin de repos, mais il est aussi possible d'avoir besoin de retrouver du sens.

Il est possible d'avoir besoin de vacances, mais aussi d'avoir besoin de retrouver une place pour soi dans sa propre vie.

Il est possible d'avoir besoin de changer certaines choses à l'extérieur, mais parfois, le véritable changement commence par la manière dont nous nous regardons et dont nous comprenons ce qui s'est construit en nous.

Nos émotions peuvent aussi nous montrer que quelque chose ne nous ressemble plus

Lorsque nous nous sommes beaucoup adaptées, nous pouvons également perdre progressivement le contact avec nos émotions.

  • Nous disons oui alors que au fond on pense non.
  • Nous sourions alors que nous sommes blessées.
  • Nous minimisons notre colère.
  • Nous prenons sur nous.
  • Nous faisons comme si tout allait bien.

Et parfois, nous finissons même par ne plus savoir ce que nous ressentons réellement.

Dans mon article [« Pourquoi je retiens mes émotions ? Comprendre pour enfin s'en libérer »], j'explore justement ce mécanisme : comment certaines stratégies d'adaptation peuvent nous amener à contenir nos émotions, parfois jusqu'à ne plus savoir ce qui se passe réellement en nous. 

Or, lorsque nous ne savons plus écouter ce que nous ressentons, il devient aussi plus difficile de savoir ce qui est juste pour nous.

L'émotion n'est pas nécessairement là pour nous donner une réponse. Mais elle peut devenir une information ou une invitation à regarder, à questionner, à comprendre.

Ce que vous avez appris à être n'est pas forcément tout ce que vous êtes

C'est peut-être ici que se trouve une distinction essentielle.

Vous êtes bien plus que vos rôles, bien plus que vos habitudes, bien plus que vos croyances, bien plus que les attentes auxquelles vous avez répondu et bien plus que les stratégies que vous avez développées pour avancer.

Vous avez appris certaines manières de fonctionner. Vous avez développé certaines façons de vous protéger. Vous avez peut-être pris certains rôles. Mais cela ne signifie pas que ces rôles définissent toute votre identité.

Une femme peut avoir appris à être forte sans que la force soit la seule chose qu'elle soit.

Elle peut avoir appris à prendre soin des autres sans que cela signifie qu'elle doit toujours s'oublier.

Elle peut avoir appris à réussir sans que sa valeur dépende de ses résultats.

Elle peut avoir appris à être raisonnable sans que ses désirs doivent toujours passer après la raison.

Elle peut avoir appris à tout gérer sans que cela signifie qu'elle doit tout porter.

Ce que vous avez appris à être n'est pas nécessairement tout ce que vous êtes.

Et si, vous ne vous étiez pas perdue ?

C'est peut-être l'une des choses les plus importantes pour enfin comprendre.

Vous n'avez peut-être pas perdu qui vous êtes.

Vous vous êtes peut-être éloignée de vous-même.

Sous les croyances.

Sous les peurs.

Sous les conditionnements.

Sous les blessures.

Sous les « il faut ».

Sous les « je dois ».

Sous toutes les adaptations qui vous ont permis d'avancer.

Et cette différence est essentielle.

Parce que si vous pensez être « perdue », vous pouvez chercher à devenir quelqu'un d'autre.

Alors que si vous comprenez que vous vous êtes éloignée de vous-même, le chemin peut prendre une autre direction :

revenir vers vous.

Il ne s'agit plus de construire une nouvelle version de vous.

Il s'agit de retrouver progressivement l'accès à ce qui est déjà là.

Revenir à soi ne signifie pas tout envoyer valser

Revenir à soi ne signifie pas nécessairement tout quitter.

Quitter son travail.

Changer de vie.

Dire non à tout.

Faire l'inverse de ce que l'on a toujours fait.

La liberté intérieure n'est pas l'opposition.

C'est la possibilité de choisir en conscience.

Je peux continuer à prendre soin des autres parce que cela a du sens pour moi.

Je peux travailler beaucoup parce que cela correspond à mes aspirations.

Je peux être présente pour ma famille.

Je peux faire des compromis.

Je peux respecter certaines règles.

Mais la question devient différente :

Est-ce que je le choisis ?

Ou :

Est-ce que je le fais parce que je pense que je dois le faire pour être aimée, reconnue, acceptée ou à la hauteur ?

Cette distinction peut ouvrir un espace immense.

Parce qu'entre « je dois » et « je choisis », il y a la possibilité de retrouver sa liberté.